Maladie de Dupuytren (ou Aponévrosite palmaire superficielle)

📋 L'essentiel à retenir

La maladie de Dupuytren (ou aponévrosite palmaire superficielle) est une pathologie génétique d'origine nord-européenne qui provoque l'épaississement et la rétraction de l'aponévrose palmaire, entraînant une flexion progressive des doigts.

Elle évolue en plusieurs stades, du simple nodule indolore (stade N) à la rétraction fixée des doigts qui empêche la main de se poser à plat sur une table.

Aucun traitement médical (crème, kinésithérapie, ondes de choc) ne permet aujourd'hui de stopper la maladie. Seule la chirurgie permet de récupérer l'extension des doigts une fois la rétraction installée.

Le timing et la technique chirurgicale (aponévrotomie, aponévrectomie segmentaire ou élargie) sont déterminants pour le résultat à long terme et la prévention des récidives.

Une consultation permet de réaliser le test de la table et d'évaluer le stade exact de votre maladie.

Prendre rendez-vous sur Doctolib

Définition de la maladie de Dupuytren

 Qu’est-ce que la maladie de Dupuytren ? Quelle est la structure atteinte dans la maladie de Dupuytren ?

La maladie de Dupuytren correspond à une atteinte de l’aponévrose palmaire superficielle de la main, et d’une partie du système rétinaculaire correspondant à de fins ligaments sous la peau. 

L’aponévrose superficielle est une structure qui n’existe que dans des localisations très précises dans le corps humain :

  • La paume de la main – aponévrose palmaire superficielle : localisation de la maladie de Dupuytren ;
  • La plante des pieds – aponévrose plantaire : localisation de la maladie de Ledderhose ;
  • La verge chez l’homme – aponévrose pénienne : localisation de la maladie de Lapeyronie.

Le rôle de cette structure est de protéger les organes nobles sous-jacents (nerfs, artères, tendons…) .

Elle se situe sous le tissu gras de la peau (l’hypoderme) à la main et permet de réaliser un filet de protection supplémentaire au-dessus des tendons, des nerfs, des artères…

maladie de dupuytren definition cause photos dupuytren chirurgien orthopediste main poignet paris docteur marc olivier falcone paris

Causes et symptômes de la maladie de Dupuytren

W

Quelle est la cause génétique et cellulaire de la maladie de Dupuytren ?

Une certaine combinaison de gênes, dont l’origine d’apparition est probablement dans le nord de l’Europe il y a plusieurs millénaires (d’où le nom de la maladie des Vikings), entraîne une augmentation de volume de cette aponévrose.

Au niveau microscopique et cellulaire, cette augmentation de volume se fait généralement en 2 cycles qui peuvent se répéter sur la même localisation : 

  • Une phase de prolifération impliquant des cellules activant la fabrication de l’aponévrose épaisse
  • Une phase de rétraction fibreuse, avec très peu de cellules.
W

Quels sont les facteurs prédisposants à la maladie de Dupuytren ?

L’origine ethnique est prépondérante : le berceau de la maladie se situant en Europe du Nord, les populations principalement touchées sont celles qui ont eu un métissage avec les vikings, au gré de leurs invasions et colonisations.

La maladie de Dupuytren touche indifféremment les hommes et les femmes. Néanmoins, il existe une nette prédisposition chez les hommes (quatre hommes pour une femme environ). Le sexe masculin est donc un facteur prédisposant. L’âge supérieur à 50 ans est également un facteur de risque de déclenchement de la maladie, même si l’apparition est possible à tous les âges à partir de la fin de l’adolescence. Cette maladie ne touche pas les enfants.

Il existe une véritable transmission familiale de cette maladie : si des ascendants ou des collatéraux sont atteints, les possibilités de développement de la maladie sont très augmentées. 

La consommation d’alcool a également été évoquée comme étant un facteur aggravant, mais non obligatoire.

D’autres facteurs de risque sont des pathologies avec une atteinte générale comme le diabète par exemple, ou les traitements comme les corticothérapies au long cours.

Les causes de déclenchement du début de la maladie sont néanmoins inconnues. Il n’est pas prouvé que des microtraumatismes répétés, des traumatismes sévères, ou des gestes répétitifs puissent être responsables du début de la maladie.

La maladie de Dupuytren n’est pas reconnue comme maladie professionnelle.

Les facteurs de gravité de la maladie de Dupuytren sont l’apparition à un jeune âge et la récidive d’une maladie déjà opérée à la même localisation.

W

Quels sont les symptômes de la maladie de Dupuytren ?

Il est très important de noter que la maladie de Dupuytren n’est jamais douloureuse.

La prolifération de l’aponévrose palmaire superficielle à la main va provoquer l’épaississement de celle-ci entraînant une augmentation de volume sous la paume de la main sous forme de nodules initialement, correspondant souvent à la phase de prolifération de la maladie. Il n’y a pas de douleur, mais il existe souvent une sensation de grattage temporaire.

En revanche, le conflit que peut générer la maladie avec l’utilisation d’un outil, d’un instrument, ou d’un accessoire sportif, avec la peau, peut entraîner des durillons sont parfois gênants.

Ces nodules vont progressivement évoluer vers l’apparition de cordes ou de brides de Dupuytren d’une part, et peuvent attirer la peau vers eux créant ainsi des petits trous appelés ombilications.

L’activation progressive des phases de prolifération évolue parfois vers l’accentuation de la tension d’une corde ou d’une bride et entraîne alors une rétraction.

Les cordes sont extrêmement dures et rigides et ne peuvent pas s’étendre. Elles ne sont d’ailleurs pas accessibles à un traitement par kinésithérapie ou par assouplissement.

Les différentes structures composant l’aponévrose palmaire sont différemment touchées et entraîne des rétractions spécifiques au niveau des doigts :

  • La rétraction d’une corde entre la paume de la main et la base du doigt entraînera une flexion de l’articulation métacarpophalangienne.
  • La rétraction entre une commissure le bord de la main et la 2e phalange entraînera une flexion fixe de l’articulation interphalangienne proximale.
  • La rétraction du système rétinaculaire entraînera une flexion fixe de l’articulation interphalangienne distale
  • La rétraction dans la première commissure de la main entraînera le rapprochement progressif et fixé du pouce, et empêchera son excursion latérale.

Plus rarement, et plus fréquemment chez les femmes, il existe l’apparition de nodules au dos des articulations interphalangiennes proximales : il s’agit de coussinets dorsaux appelés également knuckle pads. Ils n’entraînent pas de rétraction mais sont souvent inesthétiques et douloureux lors de chocs externes.

Un nodule, une corde ou une rétraction d'un doigt ? L'examen clinique permet de poser le diagnostic et de définir le timing optimal.

Prendre rendez-vous sur Doctolib

Diagnostic

W

Examen clinique

L’examen clinique de la maladie de Dupuytren permet de confirmer le diagnostic.

Pour le chirurgien spécialiste de la main, le diagnostic est souvent évident. La plupart du temps, il n’existe pas d’indication à la réalisation d’examens complémentaires.

L’examen clinique déterminera également les autres pathologies pouvant interférer avec le diagnostic de la maladie de Dupuytren. En effet, nous avons vu que la maladie de Dupuytren n’entraîne pas de douleur spontanée : il faudra donc éliminer un syndrome du canal carpien, un doigt à ressaut fréquemment associé, d’autres tendinites…

Ensuite, le chirurgien évaluera la rétraction de chacun des doigts atteints par la maladie.

Le test de la table permet de connaître très rapidement si la maladie entraîne un déficit fonctionnel par la mise en flexion des doigts, et donc nécessite une chirurgie.

Si la maladie est présente avec des nodules des cordes sans aucune rétraction et un test de la table négatif, il s’agit d’une maladie de Dupuytren au stade 0 ou au stade N (comme Nodules).

La mesure des degrés de rétraction de chacune des articulations permet enfin de déterminer le stade de la maladie, et donc un plan d’action pour connaître les types de chirurgie à pratiquer ou à proposer au patient, en cas de nécessité.

La rétraction est exclusivement passive : cela signifie que la corde réalise un frein à l’extension du (ou des) doigt(s).

En revanche, les tendons ne sont pas atteints : ils continuent d’être actifs et peuvent mobiliser le doigt en enroulement maximal et en extension dans les limites infligées par la maladie.

Toute limite active en enroulement devra obligatoirement remettre en cause le diagnostic ou faire penser à une maladie associée comme une tendinite ou un doigt à ressaut.

W

Examen(s) d’imagerie

En général, aucun examen d’imagerie ou aucun autre examen complémentaire n’est nécessaire pour affirmer le diagnostic de maladie de Dupuytren.

Parfois, si le contexte n’est pas évident, ou si l’aspect de la pathologie n’est pas classique (fréquemment le cas des patients jeunes avec une maladie plus rétractile extrêmement productive et une aponévrose relativement « molle »), le chirurgien spécialiste de la main peut proposer la réalisation d’une échographie ou d’une IRM.

Si le diagnostic est évident, il n’y a pas lieu également à proposer une biopsie.

Dupuytren : traitement

W

Traitement médical

À l’heure actuelle, aucun traitement médical ne peut empêcher l’apparition de stopper l’évolution d’une maladie de Dupuytren

Aucune kinésithérapie, aucun exercice d’assouplissement ne permet de ralentir la rétraction des brides.

Aucune crème, aucune poudre, aucun complément alimentaire, aucun laser, n’est capable de stopper la pathologie.

En revanche, l’injection d’une enzyme -la collagénase- a été tentée pour « digérer » la maladie. Son utilisation au sein d’études cliniques n’a pas montré de supériorité nette par rapport aux autres traitements, et avec un coût largement supérieur. Elle n’est pour le moment plus utilisée dans notre pratique courante.

W

Traitement chirurgical

Il est impératif de déterminer un parcours « à la carte » pour chaque patient, tant la maladie de Dupuytren présente des démonstrations cliniques différentes.

En cas de rétraction des doigts, seul le traitement chirurgical présentera une efficacité.

Le problème inhérent au caractère génétique et héréditaire de la maladie rend la prise en charge très spécifique : en effet, il va falloir anticiper les possibles évolutions ultérieures au traitement chirurgical pour permettre de donner au patient un gain et un bénéfice important de chaque intervention.

Le timing de prise en charge doit être mesuré. La stratégie est primordiale et doit être réalisée par un chirurgien spécialiste de la main et de la maladie de Dupuytren.

En effet, il va falloir prendre en compte 4 éléments :

  1. La récupération de l’extension digitale par l’interruption de la continuité de la bride de la maladie.

Évidemment, selon l’importance du geste d’extraction de la maladie, il est logique d’envisager une moindre possibilité de récidive de la pathologie. Cette chirurgie de la maladie elle-même est réalisée :

  • En coupant la bride simplement : il s’agit de l’aponévrotomie à l’aiguille
  • En réséquant une plus grande partie de la bride, sans l’enlever complètement : il s’agit de l’aponévrectomie segmentaire
  • En réséquant la plupart de l’intégralité du tissu malade : il s’agit de l’aponévrectomie élargie

 

  1. La préservation des éléments nobles, comme les artères, les nerfs et les tendons fléchisseurs des doigts. Chaque technique chirurgicale d’extraction de la pathologie peut avoir un impact sur les éléments nobles. Il est donc important d’adapter chaque type de chirurgie à la préservation des nerfs et des artères qui peuvent s’enrouler autour des brides et compliquer le geste chirurgical ou carrément contre indiquer certaines techniques dans certaines localisations.

 

  1. L’anticipation de l’éventuelle perte de substance de la peau liée à la récupération de l’extension du doigt. La gestion de ces pertes de substance peut être faite par :
  • Une cicatrisation dirigée (technique de Mc Cash)
  • Des greffes de peau (dites « pare feu »)
  • Des lambeaux : utilisation de la peau vivante du doigt en couvrant des éléments nobles
  • La combinaison de plusieurs de ces techniques

 

  1. L’entretien des mobilités articulaires en post opératoire. Il est parfois nécessaire de réaliser des séances de rééducation et/ou de porter des orthèses. Cela permettra de lutter contre une « mémoire ligamentaire » des certaines articulations restées longtemps fléchies à cause de la maladie de Dupuytren prise en charge tardivement.

Vous avez des questions sur les techniques chirurgicales ? Le Dr Marc-Olivier Falcone vous reçoit en consultation pour discuter de la stratégie adaptée à votre cas.

Prendre rendez-vous sur Doctolib
operation maladie de dupuytren main guerison chirurgien orthopediste main poignet paris docteur marc olivier falcone paris
syndrome de dupuytren avant traitement chirurgien orthopediste main poignet paris docteur marc olivier falcone paris

Le conseil du Dr Falcone

« Si vous découvrez un nodule indolore dans la paume de votre main et que vous avez des antécédents familiaux de maladie de Dupuytren, ne paniquez pas : à ce stade précoce, aucune chirurgie n'est nécessaire. Une simple surveillance trimestrielle avec le test de la table suffit. »

« En revanche, dès que la rétraction d'un doigt commence à gêner vos gestes du quotidien (mettre la main dans la poche, serrer la main, taper au clavier), il est temps de consulter. Le timing chirurgical est essentiel : opérer trop tôt est inutile, opérer trop tard rend la récupération plus difficile à cause de la mémoire ligamentaire des articulations. »

— Dr Marc-Olivier Falcone, chirurgien orthopédiste, +20 ans d'expérience en chirurgie de la maladie de Dupuytren

Antécédents familiaux de maladie de Dupuytren ? Un examen de surveillance permet d'anticiper et de planifier au mieux la prise en charge.

Prendre rendez-vous sur Doctolib

⚠️ Risques et complications de la chirurgie de Dupuytren

La chirurgie de la maladie de Dupuytren, comme toute intervention chirurgicale, comporte des risques que le Dr Marc-Olivier Falcone détaille systématiquement lors de la consultation préopératoire. Ces risques varient selon la technique utilisée (aponévrotomie à l'aiguille, aponévrectomie segmentaire ou élargie) et la sévérité de la rétraction.

Risques généraux :

  • Hématome ou saignement au niveau de la cicatrice, plus fréquent dans les aponévrectomies élargies
  • Infection de la cicatrice, rare en chirurgie de la main
  • Cicatrice douloureuse, hypertrophique ou chéloïde, plus fréquente chez les fumeurs et les patients diabétiques
  • Lésion d'un nerf collatéral digital ou d'une artère, surtout en cas de récidive ou de localisation à risque (les nerfs et artères s'enroulent souvent autour des brides)
  • Algodystrophie (syndrome douloureux régional complexe), possible après toute chirurgie de la main. En savoir plus sur l'algodystrophie
  • Raideur articulaire résiduelle, fréquente lorsque la rétraction est ancienne (mémoire ligamentaire)
  • Nécrose cutanée rare, surtout en cas de prise en charge tardive avec forte rétraction

Risque spécifique : la récidive

La maladie de Dupuytren étant d'origine génétique, la récidive est possible dans la zone opérée ou l'apparition de nouvelles localisations sur d'autres doigts. Le risque de récidive est plus élevé chez :

  • Les patients jeunes (apparition avant 50 ans)
  • Les formes très productives avec atteinte multiple
  • Les patients avec antécédents familiaux marqués
  • Les patients déjà opérés sur la même localisation

Facteurs aggravants à connaître :

  • Le tabagisme retarde la cicatrisation et augmente le risque d'infection. Un sevrage avant l'intervention est fortement recommandé.
  • Le diabète mal équilibré et la consommation d'alcool sont des facteurs aggravants reconnus.

Pour en savoir plus sur les complications post-opératoires en chirurgie de la main, consultez notre page dédiée aux complications et celle sur la cicatrisation normale.

Questions fréquentes sur la maladie de Dupuytren

La maladie de Dupuytren est-elle héréditaire ?

Oui, la maladie de Dupuytren a une origine génétique forte, principalement transmise dans les populations d'Europe du Nord (d'où son surnom de « maladie des Vikings »). Lorsqu'un parent ou un proche est atteint, le risque de développer la maladie est significativement augmenté. Cependant, avoir le terrain génétique ne signifie pas développer obligatoirement la maladie.

Quand faut-il opérer une maladie de Dupuytren ?

L'indication chirurgicale repose principalement sur le retentissement fonctionnel et le test de la table. Lorsque la main ne peut plus se poser à plat sur une table, ou que la rétraction des doigts gêne les gestes du quotidien, l'opération devient nécessaire. À l'inverse, la présence isolée de nodules sans rétraction ne justifie aucune chirurgie : une simple surveillance trimestrielle suffit.

Quelle est la différence entre aponévrotomie et aponévrectomie ?

L'aponévrotomie à l'aiguille consiste à sectionner la bride à travers la peau, sans l'enlever. C'est une technique mini-invasive avec récupération rapide mais un risque de récidive plus élevé. L'aponévrectomie segmentaire retire une partie de la bride, et l'aponévrectomie élargie retire la totalité du tissu malade, offrant une meilleure prévention de la récidive mais avec une récupération plus longue. Le choix dépend du stade, de la localisation et des antécédents du patient.

L'aponévrotomie sous échographie est-elle pertinente ?

Le Dr Marc-Olivier Falcone, membre fondateur du GREEMS et ancien membre du jury du DIU d'échographie de la main, ne pratique pas l'aponévrotomie sous contrôle échographique. Aucune étude scientifique n'a démontré son intérêt par rapport à la technique conventionnelle. Le diagnostic et le traitement de la maladie de Dupuytren reposent avant tout sur l'examen clinique d'un chirurgien spécialisé.

Combien de temps dure la rééducation après une chirurgie de Dupuytren ?

La durée varie selon la technique et la sévérité de la rétraction. Pour une atteinte palmaire pure, la cicatrisation prend 2 à 3 semaines avec parfois aucune rééducation nécessaire. Pour des rétractions digitales importantes nécessitant des lambeaux de reconstruction, la rééducation peut durer 6 à 12 semaines avec port d'orthèses. C'est la récupération articulaire qui détermine la durée, plus que le type d'aponévrectomie.

La maladie de Dupuytren peut-elle revenir après l'opération ?

Oui, la récidive est possible car la maladie de Dupuytren est d'origine génétique. Le risque varie selon plusieurs facteurs : âge précoce d'apparition, antécédents familiaux marqués, formes très productives. La récidive peut survenir dans la zone opérée ou sur d'autres doigts. Le choix de la technique chirurgicale (aponévrectomie élargie plutôt qu'aponévrotomie) permet de réduire ce risque dans les formes à fort potentiel évolutif.

La maladie de Dupuytren est-elle douloureuse ?

Non, la maladie de Dupuytren n'est pas douloureuse en elle-même. Les nodules et les cordes sont indolores spontanément. Seul le frottement avec un outil ou un instrument peut entraîner une gêne mécanique. Si vous ressentez une douleur, il faut rechercher une pathologie associée comme un syndrome du canal carpien ou un doigt à ressaut qui s'associent fréquemment à la maladie de Dupuytren.

L'opération de Dupuytren est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

Oui, la chirurgie de la maladie de Dupuytren est intégralement prise en charge par l'Assurance Maladie, quelle que soit la technique utilisée (aponévrotomie ou aponévrectomie). Les éventuels dépassements d'honoraires peuvent être pris en charge par votre mutuelle selon votre contrat. Les modalités précises vous sont expliquées en consultation.

Pour un avis spécialisé sur votre maladie de Dupuytren, prenez rendez-vous au cabinet du Dr Marc-Olivier Falcone (Paris 15e ou Clinique Jouvenet Paris 16e).

Prendre rendez-vous sur Doctolib

Pour aller plus loin sur la maladie de Dupuytren

Si vous souhaitez approfondir certains aspects, consultez nos pages dédiées :

Posez une question à votre chirurgien

18 Commentaires

  1. arnaud

    Bonjour
    Pratiquez vous l’aponevrotomie sous échographie pour la maladie Dupuytren ?

    Cordialement

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Cher Monsieur,
      je vous remercie pour cette question très intéressante.

      Je m’occupe de Dupuytren depuis 20 ans, et je fais de l’échographie de la main depuis 2012, en ayant été cofondateur du Groupe d’Etudes sur l’échographie du Membre supérieur (GREEMS) et membre du jury du Diplôme universitaire d’échographie de la main et du membre supérieure de 2015 à 2020.

      Je suis donc tout à fait passionné par le sujet et la méthode MAIS …je ne fais pas d’aponévrotomie sous échographie pour plusieurs raisons:
      1) AUCUNE étude scientifique n’existe sur le sujet… parce que c’est assez peu utile quand on connaît la maladie de Dupuytren
      2) si quelqu’un propose une assistance échographique pour faire une aponévrotomie à l’aiguille,
      – soit il le fait en zone dangereuse (donc c’est une contre indication pour le geste : exemple dans les doigts proche des nerfs et artères)
      – soit qu’il a peu d’expérience dans ce geste ou qu’il n’est pas chirurgien de la main…
      – soit qu’il vous propose une assistance échographique pour un aspect « marketing »

      Bien cordialement
      Dr Falcone

      Réponse
      • Arnaud

        Bonjour
        Merci pour votre réponse .
        Je pensais le contraire que sous écho cela risquait moins en zone dangereuse.
        J’ai déjà 1doigts recroquevillé à 30 degrés, l’autre à 25.
        Combien dure environ la rééducation post opératoire et la fonction complète de la main comme avant l’opération pour une aponevrectomie segmentaire ?
        et élargie ?
        Merci

        Réponse
        • Dr Marc-Olivier Falcone

          Bonjour Monsieur
          Pour votre cas particulier, impossible de vous répondre précisément en dehors d’une analyse clinique.
          Généralement, à ces degrés de rétraction, en moyenne, il faut 2 à 3 semaines de cicatrisation (selon qu’il existe des lambeaux de reconstruction ou non) et 0 (si atteinte pure en paume de main) à 12 semaines de rééducation +/- orthèse (pas de modification en fonction du type d’aponevrectomie puisque ce sont les récupérations des articulations qui vont conditionner les durées de rééducation – et cela est variable entre les patients).
          Bien cordialement

          Réponse
  2. Antonio Castillo

    Bonjour Docteur, j’ai 57 ans et je viens de me voir diagnostiquer Dupuytren stade O (suite à l’apparition d’un nodule sur la phalange proximale, mais côté intérieur/paume de la main) et donc sans encore de problèmes de contracture des doigts. Mon papa était Dupuytren aussi. Je suis pour ma part féru de sport et je pratique beaucoup d’exercices de type tractions, exercices aux barres parallèles, pompages ou musculation avec des haltères (poids moyens mais longues séries). Le fait d’utiliser ainsi mes mains, avec force est-il risqué? J’ai vraiment très difficile à me faire à l’idée d’arrêter ma vie sportive… c’est pour moi une hygiène de vie. Que pouvez-vous me dire à ce sujet?

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Bonjour Monsieur
      Dans le cas d’une maladie de Dupuytren à votre stade, aucune chirurgie ni aucun traitement particulier ne sont à envisager.
      Il faut réaliser une simple surveillance mensuelle avec le test de la table (cf supra ou mon interview en video dans la section « Blog »). En cas de rétraction réelle constatée, consultez un chirurgien de la main.
      Bonne nouvelle, aucune restriction sportive n’est nécessaire!!!
      Bien cordialement
      Dr Falcone

      Réponse
  3. GOETZ

    Bonjour Docteur, tout d’abord merci beaucoup pour ces renseignements très clairs.

    Dans mon cas, j’ai juste des knuckle pads sur deux doigts de chaque main mais ils sont douloureux en permanence.

    Pensez-vous que des ondes de chocs peuvent m’aider ?

    Vous dites également qu’ils n’entraînent pas de rétraction mais est-ce toujours le cas ?

    Merci pour votre réponse.

    Bien cordialement,

    Frédéric

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Bonjour Monsieur,
      je vous remercie pour ces mots bienveillants.
      Les ondes de choc sont inutiles sur les knuckle pads de la maladie de Dupuytren, seule la chirurgie d’exérèse peut vous améliorer si vous êtes très gêné.
      Et effectivement, il n’y a pas de cas de rétraction sur la face dorsale des doigts en rapport avec ces coussinets, donc pas d’inquiétude sur cet aspect.
      Bien cordialement
      Dr Falcone

      Réponse
      • Diane

        Bonjour, je prends connaissance de mon atteinte par la maladie de dupuytren ce jour. En effet j ai des petite boules rouges sur l anulaire et l auriculaire et une douleur à l hyper flexion de ces doigts que je pensais liées à ma pratique de l escalade.. Mais un chirurgien de la main m a informé qu il s agit bien de cela. Je suis une femme et j ai 38 ans. La maladie peut elle évoluer vers d autres formes avec des rétraction palmarès ? Ce chirurgien semblait dire que je ne risquait pas d évolution avec cette forme. Est ce que vous confirmez ? Merci d avance.

        Réponse
        • Dr Marc-Olivier Falcone

          Bonjour, comme indiqué dans mon article, la maladie de Dupuytren revêt un caractère génétique certain. L’association de tuméfactions dorsales « knucle pads » et de rétraction palmaire est tout à fait possible, mais non obligatoire. En revanche une douleur associée n’est absolument pas classique et pourrait justifier un avis médical.

          Réponse
  4. Pascal 70 ans

    Bonjour,
    J’ai depuis 4 ans un nodule au majeur main gauche apparus il y a 4 ans et 2 nodules + petits sur le majeur et l’annulaire de la main droite apparus il y a 3 ans..
    Les nodules sont assez plats et indolores et la main tient à plat sur la table.
    Cela fait 2 ans que la situation ne bouge pas du tout voir s’améliore un peu.
    Est-il possible que la progression de l’aponévrose s’arrête définitivement dans certains cas ?
    Merci.

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Oui, tout à fait, il est impossible de déterminer les capacités évolutives d’une maladie de Dupuytren. Il faut réaliser simplement une surveillance trimestrielle du test de la table. S’il devient positif, n’hésitez pas à consulter. Bien cordialement, Dr Falcone

      Réponse
  5. deborah jolivet

    Bonjour ,
    La radiothérapie a faible dose est-elle pratiquée en France comme dans plein de pays où il est prouvé que pour les stades précoces, cela peut carrément stopper la maladie?
    J’ai également lu sur divers articles américains que si on opere cela peut revenir en pire et se propager encore plus. Pouvez-vous m’en dire plus svp? J’ai 35 ans et diagnostiquée depuis peu , je suis au stade des nodules

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Bonjour,

      Je vous remercie pour votre question concernant la maladie de Dupuytren et les options de traitement, notamment la radiothérapie à faible dose. Je comprends votre intérêt pour des approches non chirurgicales, surtout à un stade précoce de la maladie.

      Concernant vos questions :

      1. Radiothérapie à faible dose :
      – Cette approche est effectivement pratiquée dans certains pays pour les stades précoces de la maladie de Dupuytren, mais est relativement confidentielle à ma connaissance
      – En France, son utilisation est moins répandue, mais elle fait l’objet de recherches. Je ne la prescris pas à titre personnel puisque cela entre dans des protocoles de recherche
      – Les résultats sont prometteurs dans certains cas pour ralentir ou stopper la progression de la maladie, surtout aux stades précoces.
      – Il ne faut pas oublier que la radiothérapie peut avoir des effets secondaires parfois graves. Son utilisation doit donc être parfaitement encadrée

      2. Risques liés à la chirurgie :
      – Il est vrai que la maladie de Dupuytren peut récidiver après une intervention chirurgicale.
      – Cependant, affirmer que la chirurgie aggrave systématiquement la maladie serait inexact. Les résultats varient selon les patients.
      – La décision d’opérer doit être prise en tenant compte de nombreux facteurs individuels.

      Votre situation, avec un diagnostic récent et au stade des nodules à 35 ans, mérite une attention particulière. Pour vous conseiller de manière appropriée, il serait important de vous examiner en personne. Je vous invite donc à prendre rendez-vous à mon cabinet : https://dr-falcone.com/contact-rdv/

      Lors de cette consultation, nous pourrons :
      1. Examiner en détail l’état de votre main
      2. Évaluer le stade exact de votre maladie de Dupuytren
      3. Discuter des différentes options de traitement adaptées à votre cas, y compris les approches non chirurgicales
      4. Élaborer un plan de suivi personnalisé

      En attendant, je vous conseille de :
      – Éviter les activités qui pourraient traumatiser vos mains
      – Surveiller l’évolution des nodules
      – Maintenir une bonne hydratation de la peau de vos mains

      N’oubliez pas d’apporter tous vos documents médicaux lors de la consultation.

      Je reste à votre disposition pour vous offrir la meilleure prise en charge possible et répondre à toutes vos questions sur la maladie de Dupuytren.

      Bien cordialement,
      Dr Falcone

      Réponse
  6. Eugenie

    Bonjour. Je suis allée consulter un chirurgien de la main car j’ai une petite bosse sur l’annulaire droit. Initialement cela lançait une douleur dans la main et l’avant bras. Puis je me suis vue diagnostiquer une tendinite du bras droit car sur-sollicitation de mes mains au travail.
    La flexion de mes doigts n’est absolument pas douloureuse. La petite bosse me gêne simplement pour enfiler mes bagues. Dans quelle mesure ma tendinite et cette petite bursite peuvent être liées ?
    On m’a malgré tout parlé de Dupuytren. aucune occurence cependant dans ma famille. Je me suis blessée à l’annulaire droit récemment. Des anti inflammatoires en local peuvent ils réduire la taille de ce petit nodule dorsal ?
    Merci pour vos éclairages.
    Bien cordialement

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Bonjour,

      Je vous remercie pour votre message détaillé concernant les problèmes que vous rencontrez avec votre main droite. Je comprends votre inquiétude face à ces différents symptômes et diagnostics évoqués.

      La situation que vous décrivez semble complexe, impliquant potentiellement plusieurs conditions : une tendinite du bras droit, une possible bursite sur l’annulaire, et une évocation de la maladie de Dupuytren. Il est important de noter que ces conditions peuvent parfois être liées, mais pas nécessairement.

      Pour répondre précisément à vos questions et évaluer correctement votre situation, il serait essentiel que je puisse vous examiner personnellement. Un examen clinique approfondi me permettrait de :

      1. Évaluer précisément la nature et la localisation de la « petite bosse » sur votre annulaire
      2. Examiner la mobilité de vos doigts et la présence éventuelle de signes de la maladie de Dupuytren
      3. Évaluer l’état de vos tendons et la présence de signes inflammatoires
      4. Déterminer s’il existe un lien entre votre tendinite et la bosse sur votre doigt

      Concernant l’utilisation d’anti-inflammatoires locaux, leur efficacité dépend de la nature exacte du nodule. C’est pourquoi un diagnostic précis est crucial avant de recommander un traitement.

      Je vous invite donc à prendre rendez-vous à mon cabinet pour une consultation : https://dr-falcone.com/contact-rdv/

      Lors de cette consultation, nous pourrons discuter en détail de vos symptômes, de leur évolution, et de leur impact sur votre vie quotidienne et professionnelle. Nous pourrons également envisager les examens complémentaires éventuellement nécessaires et discuter des options de traitement les plus appropriées à votre situation.

      N’oubliez pas d’apporter tous vos documents médicaux, y compris les résultats d’examens antérieurs si vous en avez, lors de votre visite.

      Je reste à votre disposition pour une évaluation complète de votre situation et pour vous aider à comprendre et gérer au mieux ces problèmes de main.

      Bien cordialement,
      Dr Falcone

      Réponse
  7. Touanen

    Bonjour,
    J’ai une maladie de Dupuytren qui atteint plutôt les annulaires et auriculaires que je peux bouger et des « kystes » sous la plante des pieds. Par ailleurs, j’ai (d’après une hospitalisation) une maladie des coussinets qui se manifeste par des boules sur toutes les articulations des doigts (phalanges intermédiaires et proximales), voire le poignet. Cela depuis plus de 15 ans. L’ensemble est invalidant dans la mesure où je ne peux pas me servir de mes mains, le moindre effort amplifie le phénomène, l’arrêt total fait diminuer globalement les poussées. J’aimerais savoir si Dupuytren et coussinets sont la même maladie ?
    J’ai aussi des problèmes tendino-musculaires (muscles ne reviennent pas au repos, gonflent rapidement, tendinites fréquentes) qui datent aussi (vingtaine d’années)et qui m’empêchent de faire du sport, des mouvements. Est ce que vous avez connaissance d’une relation entre ce phénomène et les maladies citées précédemment sachant que l’électromyogramme est normal pour les jambes.
    Je vous remercie par avance pour votre réponse et pourrait envisager de venir consulter si nécessaire.

    Réponse
    • Dr Marc-Olivier Falcone

      Cher patient,

      Je vous remercie pour votre message concernant ces différentes manifestations qui affectent vos mains et vos pieds. Je comprends que ces symptômes sont invalidants et impactent considérablement votre quotidien depuis plusieurs années.

      Concernant vos questions sur les liens potentiels entre ces différentes pathologies, il serait inapproprié de proposer des réponses médicales précises ou un diagnostic sans examen clinique approfondi. Chaque cas est unique et mérite une évaluation personnalisée.

      Je vous invite à prendre rendez-vous à mon cabinet pour une consultation complète : https://dr-falcone.com/contact

      Pour cette consultation, merci d’apporter :
      – Les comptes-rendus de votre hospitalisation
      – Les résultats de l’électromyogramme
      – Tout autre examen complémentaire réalisé

      Bien cordialement,

      Dr Falcone

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Information médicale — Cet article a été rédigé par le Dr Marc-Olivier Falcone, chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de la main et du membre supérieur, à titre informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Chaque situation est unique et nécessite un examen clinique. Dernière mise à jour : avril 2026.

Qu'avez-vous pensé de cette page ?

Note moyenne 5 / 5. Nombre de notes : 6

Vous souhaitez prendre rendez-vous avec le Docteur Falcone ?