Quelles différences entre l’anesthésie WALANT et une anesthésie classique ?

par | 5 mai 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Technique WALANT

Les différences entre anesthésie WALANT et anesthésie classique sont diverses : produits injectés, pose d’un garrot pneumatique ou non et état d’éveil du patient notamment. Elles impactent directement la légèreté du parcours de soins et les délais de retour à une vie quotidienne normale. Certaines études mettent en avant des taux de satisfaction plus élevés chez les patients opérés sous WALANT par rapport à des modes d’anesthésie plus classiques.

 

Quelles chirurgies de la main sous anesthésie WALANT ?

L’anesthésie WALANT est un protocole notamment envisageable pour la réalisation de diverses chirurgies percutanées brèves de la main, réalisées sous échoguidage. Ces gestes incluent notamment le traitement du doigt à ressaut, de la maladie de Dupuytren ou du syndrome du canal carpien, celui d’adhérences tendineuses, ainsi que la réalisation de plasties tendineuses voire de certaines ostéosynthèses de la main ou du poignet.

 

Les alternatives à la méthode WALANT

En chirurgie de la main « légère », outre le protocole WALANT, plusieurs autres modes d’anesthésie peuvent être proposés. Plus précisément, l’anesthésie locale cible une zone très précise alors que l’anesthésie locorégionale (ALR) engourdit une région entière du membre supérieur.

De telles techniques nécessitent généralement la pose d’un garrot pneumatique afin de limiter les saignements pendant l’intervention. D’autre part, dans certains cas, une légère sédation du patient s’avère nécessaire.

 

Différences entre l’anesthésie WALANT et anesthésie classique

La pratique d’une anesthésie WALANT implique l’injection de deux produits : d’une part un anesthésiant local (lidocaïne) et d’autre part de l’adrénaline. L’effet vasoconstricteur de cette dernière réduit les saignements peropératoires ce qui permet de se passer d’un garrot compressif et accroît donc le confort du patient.

Par ailleurs, en ralentissant la diffusion de la lidocaïne dans l’organisme, l’adrénaline prolonge l’effet anesthésique et permet donc une meilleure maîtrise des douleurs post-opératoires.

De plus, le patient est totalement éveillé pendant l’opération. Cela présente un double avantage. En premier lieu, le chirurgien peut tester les mouvements au cours de l’intervention, en demandant au sujet de réaliser certains gestes. Cela permet d’adapter finement les modalités de l’acte chirurgical pour un meilleur résultat fonctionnel.  Enfin, puisque le patient est éveillé, nul besoin de surveillance post-anesthésique lourde. Il peut regagner son domicile extrêmement rapidement et reprend dès le lendemain les gestes quotidiens classiques.

 

WALANT : un mode d’anesthésie plébiscité par les patients

Certaines études mettent en avant la satisfaction des patients opérés de la main sous anesthésie WALANT. Notamment, en 2023, dans la Revue de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Moscato et al. ont réalisé une etude à 2 mois post-opératoires (« Influence de l’anesthésie type WALANT et de la prise en charge en « office surgery » sur la satisfaction et la récupération fonctionnelle après neurolyse du nerf médian au canal carpien »). Celle-ci conclue à des taux de satisfaction plus élevés chez les patients opérés sous WALANT comparé à ceux traités sous ALR.

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