Maladie de Kienböck : comprendre la nécrose du semi-lunaire

par | 4 mai 2026

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L’essentiel à retenir : la maladie de Kienböck est une nécrose avasculaire du lunatum, os pivot du poignet, dont l’apport sanguin s’interrompt. Cette pathologie multifactorielle évolue en quatre stades selon la classification de Lichtman. Un diagnostic précoce par IRM est crucial pour adapter le traitement, allant de l’immobilisation à la chirurgie de décharge, afin de préserver la mobilité articulaire.

Décrite pour la première fois en 1910, cette pathologie rare touche principalement les hommes jeunes sur leur main dominante. Pourtant, elle reste méconnue et fait souvent l’objet d’une errance diagnostique de plusieurs années.

Vous ressentez une douleur progressive au poignet qui s’intensifie à l’effort, alors qu’aucun choc n’est survenu ? La maladie de Kienböck, ou nécrose avasculaire du semi-lunaire, peut expliquer cette perte de force et nous allons décortiquer ensemble ses mécanismes pour mieux la traiter.

  1. Définition et origine de la maladie de Kienböck
  2. Quelles sont les causes de la maladie de Kienböck ?
  3. Les symptômes caractéristiques du semi-lunaire
  4. Modalités de diagnostic et examens d’imagerie
  5. Les 4 stades de la classification de Lichtman
  6. Quels sont les traitements possibles ?
  7. Suites opératoires et parcours de rééducation
  8. Risques et complications de la prise en charge
  9. Comment vivre avec une maladie de Kienböck ?
  10. L’expertise et le conseil du Dr Marc-Olivier Falcone

Définition et origine de la maladie de Kienböck

La maladie de Kienböck désigne une nécrose avasculaire du lunatum, os central du poignet, entraînant son effondrement progressif. Ce processus pathologique, souvent lié à une vascularisation fragile, perturbe la biomécanique articulaire du poignet.

Définition médicale

Nécrose avasculaire : mort cellulaire du tissu osseux provoquée par une interruption prolongée de l’irrigation sanguine (ischémie), entraînant une fragilisation de la structure de l’os.

Cette pathologie complexe nécessite une compréhension précise de l’anatomie du carpe pour en saisir les enjeux fonctionnels, ce qui invite à prendre rendez-vous via Doctolib pour un examen approfondi.

Une nécrose avasculaire du lunatum

La maladie de Kienböck résulte d’une ischémie sévère provoquant la mort des cellules osseuses. Ce défaut d’irrigation sanguine, appelé nécrose avasculaire, entraîne progressivement une perte de résistance mécanique.

Le lunatum, ou semi-lunaire, occupe une place centrale au sein du carpe. Il agit comme un pivot central entre les os du poignet, et participe à la fluidité des mouvements articulaires quotidiens.

Toute défaillance structurelle de cet os compromet la stabilité de la main. Les pressions mal réparties altèrent alors durablement la fonction globale.

Schéma médical illustrant la nécrose du lunatum dans la maladie de Kienböck - Dr Falcone Paris

Historique et épidémiologie de la pathologie

Le radiologue autrichien Robert Kienböck a identifié cette pathologie en 1910. Ses travaux initiaux ont permis de fournir la toute première description radiologique précise de ce ramollissement osseux spécifique.

Le profil type concerne généralement un homme jeune, âgé de 20 à 40 ans. Dans la majorité des cas cliniques observés, l’atteinte se localise préférentiellement sur la main dominante.

Bien que cette affection soit considérée comme rare, elle demeure invalidante. Vous pouvez d’ailleurs découvrir le parcours du Chirurgien main & épaule à Paris pour comprendre la prise en charge de ces cas complexes.

Quelles sont les causes de la maladie de Kienböck ?

Après avoir défini la pathologie, il convient d’analyser les facteurs anatomiques et mécaniques qui favorisent cette interruption de l’apport sanguin.

Une fragilité anatomique de la vascularisation

Certains individus possèdent une configuration vasculaire précaire du semi-lunaire. L’os est alors alimenté par un pédicule artériel unique. Ce réseau en « Y » ou en « I » s’avère particulièrement vulnérable.

Vascularisation en « Y » ou « I »

La présence d’un pédicule artériel unique rend l’os lunatum plus vulnérable aux compressions accidentelles ou répétées.

Cette anatomie spécifique limite les possibilités de suppléance sanguine. Si le vaisseau principal subit une compression, le sang ne circule plus. L’os se retrouve alors privé d’oxygène.

Le lunatum présente ainsi une fragilité intrinsèque majeure. Face aux agressions extérieures, sa survie dépend d’un équilibre circulatoire très ténu. La nécrose devient alors un risque réel.

L’influence de la variance ulnaire négative

La variance ulnaire négative désigne une particularité anatomique du poignet. Elle correspond à un raccourcissement relatif de l’ulna par rapport au radius. Cette différence de longueur modifie l’équilibre articulaire.

Ce décalage provoque un transfert anormal des pressions mécaniques. Le radius doit supporter une charge excessive lors des mouvements. Il comprime alors directement le semi-lunaire contre les os du carpe.

Cette contrainte mécanique répétée finit par entraver la micro-circulation. Sur le long terme, l’ischémie osseuse s’installe progressivement. Le tissu osseux commence alors à se dégrader faute de nutriments.

Microtraumatismes et facteurs systémiques associés

Les professions manuelles et certains sports d’impact sollicitent intensément le poignet. Les chocs répétés engendrent des micro-fractures souvent invisibles. Ces lésions finissent par fragiliser la structure même de l’os.

Des facteurs systémiques peuvent également altérer la micro-circulation locale. Une corticothérapie prolongée ou des maladies auto-immunes augmentent les risques. Ces conditions globales fragilisent les vaisseaux déjà précaires du lunatum.

Certains profils sont plus exposés à ces contraintes mécaniques et métaboliques :

  • Professions à risque (utilisation de marteau-piqueur).
  • Sports d’impact (pratique de la gymnastique).
  • Facteurs métaboliques (corticothérapie, lupus, drépanocytose).

Les symptômes caractéristiques du semi-lunaire

Ces anomalies structurelles se traduisent par des signes cliniques souvent discrets au départ, mais de plus en plus invalidants.

Douleur dorsale et perte de force de préhension

La gêne s’installe de manière sournoise et progressive au fil des mois. Vous ressentez généralement cette sensibilité sur le dos du poignet, précisément au centre de l’articulation concernée.

Cette douleur s’intensifie nettement lors de vos activités nécessitant une force importante. Porter une charge lourde devient alors pénible et déclenche une gêne fonctionnelle vive et persistante.

Vous pourriez également remarquer une diminution de votre force de préhension habituelle. Il arrive que des patients lâchent involontairement des objets par manque de puissance réelle dans la main.

Raideur articulaire et gonflements localisés

L’extension de votre poignet peut devenir limitée et difficile au quotidien. L’examen clinique montre souvent une perte d’amplitude articulaire qui s’avère douloureuse lors des mouvements en fin de course.

Une sensation de gonflement peut être perçue au niveau de la zone atteinte. Une légère tuméfaction apparaît parfois sur la face dorsale, signalant une inflammation de la membrane synoviale.

Cette raideur caractéristique se manifeste principalement le matin au réveil. Elle a également tendance à s’accentuer après un effort prolongé sollicitant l’os semi-lunaire de façon répétée.

La problématique de l’errance diagnostique

Il existe fréquemment une latence importante entre les premiers signes et le verdict médical. Plusieurs années peuvent parfois s’écouler avant d’identifier formellement la nécrose de cet os du carpe.

Il est donc essentiel de consulter un spécialiste pour toute douleur persistante du poignet. Une gêne survenant sans traumatisme initial doit impérativement alerter le patient sur une possible pathologie sous-jacente.

L’errance diagnostique est fréquente car les premiers signes sont souvent confondus avec une simple entorse ou une tendinite banale.

Modalités de diagnostic et examens d’imagerie

Pour lever le doute sur ces symptômes, un bilan d’imagerie précis est indispensable afin de confirmer l’atteinte du lunatum.

L’examen clinique et les tests de flexion

Le Dr Marc-Olivier Falcone débute par une palpation minutieuse du carpe. Il recherche un point douloureux localisé dans la fossette radiale, au dos du poignet. Cette pression directe sur le semi-lunaire déclenche une sensibilité caractéristique.

Un test de flexion résistée est ensuite pratiqué en consultation. Ce mouvement sollicite l’os nécrosé et déclenche une douleur mécanique immédiate. Ce signe oriente alors le diagnostic vers une origine osseuse profonde.

Ce premier contact physique permet d’écarter d’autres pathologies fréquentes. Le praticien élimine ainsi des causes comme le syndrome du canal carpien. L’examen clinique pose les bases du parcours de soins.

Radiographie standard et scanner osseux

La radiographie standard constitue la première étape de l’imagerie. Pourtant, les clichés paraissent souvent normaux durant les premiers mois. Les modifications de densité osseuse ne sont jamais immédiates.

Le scanner analyse ensuite la structure interne de l’os. Il permet d’évaluer précisément la fragmentation du semi-lunaire et l’état du cartilage. Cet examen est essentiel pour mesurer l’étendue des lésions.

Les clichés de face servent aussi à analyser l’anatomie globale. Le Dr Falcone recherche notamment une variance ulnaire négative. Cette configuration, où l’ulna est trop court, favorise l’apparition de la maladie.

L’IRM comme examen de référence précoce

L’IRM est l’examen de référence pour détecter la pathologie précocement. Elle visualise l’oedème intra-osseux. Ces anomalies de signal confirment rapidement la souffrance vasculaire.

Cet examen permet de confirmer le diagnostic de nécrose. Il permet de classer précisément le stade selon la classification de Lichtman. Cette étape guide le choix de la stratégie thérapeutique future.

Examen Détection précoce Précision Utilité principale
Radiographie Faible Moyenne Variance ulnaire
Scanner Moyenne Haute Fragmentation osseuse
IRM Haute Élevée Œdème et nécrose

Les 4 stades de la classification de Lichtman

Une fois le diagnostic posé, le choix thérapeutique dépend strictement de l’évolution de la maladie selon la classification de Lichtman.

Stade Critères Radiologiques Traitement
I Radio normale, IRM positive (œdème) Immobilisation
II Condensation de l’os sans fragmentation Décharge
IIIA Fragmentation sans bascule du carpe Revascularisation
IIIB Effondrement avec bascule DISI Sauvetage
IV Arthrose généralisée du poignet Fusion ou PRC

Stades I et II : de l’oedème à la condensation

Au stade I, vos radiographies standards paraissent normales. Pourtant, l’IRM révèle déjà une ischémie débutante avec un œdème marqué dans le lunatum.

Le stade II se caractérise par une condensation de l’os sur les clichés. Le lunatum devient plus blanc à l’image, mais conserve sa forme initiale.

Ces phases précoces sont importantes pour le pronostic. Elles offrent de meilleures conditions pour envisager une revascularisation.

Stade III : fragmentation et désaxation du carpe

Il faut différencier le stade IIIA du stade IIIB. Le premier présente un effondrement sans bascule des os voisins, contrairement au second où l’architecture s’altère.

On observe alors une désaxation DISI. Votre scaphoïde bascule en flexion, ce qui déstabilise le poignet et aggrave les contraintes mécaniques sur le carpe.

La fragmentation du lunatum devient nettement visible sur les examens. L’os perd sa fonction de pivot, rendant les mouvements de plus en plus inconfortables.

Stade IV : l’évolution vers l’arthrose secondaire

Le stade IV marque une dégradation globale. L’arthrose s’étend aux zones adjacentes, notamment entre le radius et la première rangée des os du carpe.

La douleur devient alors permanente et votre mobilité est très réduite. Ce stade terminal de la maladie impacte lourdement votre confort quotidien.

À ce niveau, la chirurgie ne vise plus la régénération. L’objectif principal est le soulagement durable des symptômes et la stabilisation définitive de l’articulation.

Quels sont les traitements possibles ?

La stratégie thérapeutique suit une escalade logique, partant des soins conservateurs vers les solutions chirurgicales de plus en plus complexes. Le Dr Marc-Olivier Falcone adapte chaque protocole selon le stade de la maladie et vos besoins fonctionnels.

Traitement médical et immobilisation initiale

L’utilisation d’attelles de repos constitue souvent la première étape du traitement. L’objectif est de décharger l’os au stade I pour favoriser une éventuelle revascularisation naturelle du semi-lunaire. Ce repos articulaire strict limite les contraintes mécaniques.

Les infiltrations peuvent aussi être évoquées durant le parcours de soins. Elles aident à gérer les crises douloureuses mais ne traitent pas la cause osseuse profonde. Elles offrent un soulagement temporaire lors des phases inflammatoires.

Il est souvent utile de solliciter un avis spécialisé pour évaluer l’évolution et contacter le cabinet du 3 rue Pérignon (Paris 15e) pour un avis initial complet. Le Dr Marc-Olivier Falcone analysera vos examens d’imagerie.

Chirurgies de décharge et de revascularisation

Le raccourcissement du radius est une technique fréquemment pratiquée par le Dr Marc-Olivier Falcone. Cette intervention diminue la pression mécanique exercée sur le lunatum fragilisé en rééquilibrant les longueurs osseuses. Elle permet de freiner l’effondrement de l’os.

Les greffes osseuses vascularisées apportent une solution biologique plus directe. On prélève un fragment d’os avec son vaisseau pour redonner vie au semi-lunaire. C’est une chirurgie technique et minutieuse nécessitant une expertise en microchirurgie.

Le choix de ces procédures dépend de la viabilité résiduelle de votre poignet. Ces interventions sont réservées aux stades où l’os n’est pas encore totalement effondré. Elles visent avant tout à sauver la structure anatomique initiale.

Interventions de sauvetage pour les stades avancés

La résection de la première rangée du carpe (PRC) est envisagée lorsque l’os est trop dégradé. On retire les os nécrosés pour créer une nouvelle articulation simplifiée entre le radius et le reste du carpe. Cela permet de conserver une mobilité utile.

L’arthrodèse partielle constitue une autre alternative pour stabiliser le poignet. Cette technique bloque certains os entre eux pour limiter les frottements douloureux tout en préservant une mobilité résiduelle. Elle peut contribuer à améliorer la force de préhension.

Ces interventions répondent aux recommandations de la SFCM pour les cas complexes. L’objectif principal reste la préservation d’un secteur de mouvement utile pour le quotidien. Ces gestes sont définitifs et visent à réduire les douleurs chroniques tout en stabilisant l’articulation.

Suites opératoires et parcours de rééducation

Après l’intervention, la réussite du traitement dépend de la rigueur du suivi et de l’implication du patient dans sa convalescence.

Délais d’immobilisation et de cicatrisation

La durée moyenne de port d’attelle est une étape nécessaire. Elle varie généralement de 4 à 6 semaines selon la technique chirurgicale utilisée par votre chirurgien.

Tabagisme

La nicotine nuit gravement à la micro-vascularisation et compromet la consolidation osseuse après une greffe ou une ostéotomie.

L’arrêt du tabac est donc impératif pour votre guérison. La nicotine ralentit la micro-vascularisation indispensable à la survie de l’os semi-lunaire.

Il faut également surveiller attentivement votre cicatrice. Cette vigilance permet d’éviter toute infection post-opératoire précoce durant les premiers jours.

Importance de la rééducation spécialisée

Le travail de récupération de la mobilité commence après l’immobilisation. Un kinésithérapeute spécialisé guide vos exercices pour éviter l’enraidissement définitif.

Vous effectuerez ensuite des exercices de renforcement progressifs. On travaille la pince pollicidigitale (entre le pouce et les doigts) pour retrouver une préhension fonctionnelle.

Cette rééducation doit impérativement rester douce et indolore. Forcer sur l’articulation risquerait d’enflammer les tissus et de ralentir votre progression globale.

Perspectives de reprise professionnelle et sportive

Les délais de retour au travail sont très variables. Ils dépendent de la pénibilité de vos tâches, allant de quelques semaines à plusieurs mois.

Concernant vos activités sportives, la prudence reste de mise. Les sports de contact doivent être évités durant toute la phase de consolidation osseuse.

Le Dr Marc-Olivier Falcone valide chaque étape de votre reprise. Un examen clinique régulier assure que votre poignet supporte les contraintes demandées.

Risques et complications de la prise en charge

Comme tout geste chirurgical, le traitement de la maladie de Kienböck comporte des risques qu’il convient d’identifier en amont.

Complications mécaniques et défaut de consolidation

L’un des risques principaux est la non-consolidation osseuse (pseudarthrose). Ce défaut de consolidation peut survenir après une ostéotomie de raccourcissement ou une greffe. L’os ne parvient alors pas à fusionner correctement, et une réintervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger la situation.

Il arrive également que le patient ressente une persistance des douleurs. Malgré la réussite technique de l’intervention, l’inconfort mécanique peut parfois subsister. Cette situation nécessite alors un suivi prolongé pour ajuster le traitement.

Vous pouvez consulter notre page dédiée aux complications en chirurgie. Ces informations vous aideront à mieux comprendre les enjeux de la cicatrisation profonde.

Raideur articulaire et risque d’algodystrophie

L’algodystrophie constitue une complication redoutée après une chirurgie du poignet. Il s’agit d’une réaction inflammatoire disproportionnée du système nerveux. Elle se manifeste par des douleurs intenses, des gonflements et une hypersensibilité locale.

Un suivi régulier avec votre chirurgien est indispensable pour détecter ces signes. Une prise en charge précoce permet de limiter les séquelles de raideur. La rééducation joue ici un rôle protecteur fondamental.

Pour approfondir ce sujet, n’hésitez pas à lire notre article sur l’algodystrophie et capsulite rétractile. Une information claire permet souvent de réduire l’appréhension post-opératoire.

Comment vivre avec une maladie de Kienböck ?

Au-delà de l’acte médical, l’adaptation du quotidien est essentielle pour préserver la fonction du poignet sur le long terme.

Adaptations ergonomiques du poste de travail

Aménager votre environnement professionnel permet de réduire les sollicitations douloureuses du lunatum. L’utilisation d’outils adaptés ou de repose-poignets limite efficacement les contraintes mécaniques sur votre articulation.

L’ergothérapeute joue un rôle pivot dans votre parcours de soin. Ce professionnel vous aide à identifier et à adopter des gestes protecteurs lors de vos tâches quotidiennes.

Voici quelques solutions concrètes pour soulager votre poignet :

  • Souris ergonomique
  • Outils à manche large
  • Pauses régulières

Suivi clinique et radiologique à long terme

Une surveillance régulière est indispensable pour suivre l’évolution de la pathologie. Des contrôles radiologiques annuels permettent de détecter précocement toute évolution silencieuse vers une arthrose du poignet.

La communication avec votre chirurgien spécialisé doit rester une priorité constante. Vous devez signaler sans tarder tout changement de symptôme ou nouvelle gêne fonctionnelle lors des consultations.

Une prise en charge globale et préventive est la clé pour maintenir votre autonomie. Cet accompagnement durable assure la préservation de votre qualité de vie malgré la pathologie.

L’expertise et le conseil du Dr Marc-Olivier Falcone

Pour clore ce guide, voici le regard du praticien sur un élément déterminant du pronostic.

💡 Le conseil du Dr Falcone

Je recommande de ne pas laisser traîner une douleur dorsale du poignet inexpliquée plus de trois semaines. Un inconfort persistant doit faire évoquer une souffrance osseuse et conduire à une IRM, examen de référence pour détecter la maladie au stade I. Identifier l’œdème avant l’effondrement permet d’envisager une prise en charge plus large, et votre implication dans ce diagnostic rapide est un facteur important du parcours de soins.

Face à une maladie de Kienböck, un diagnostic précoce par IRM est essentiel pour adapter au mieux la prise en charge. Le choix du traitement dépend du stade de Lichtman, de votre âge et de vos activités. Un suivi régulier et une décision partagée avec votre chirurgien sont les éléments clés du parcours de soins.

FAQ

La maladie de Kienböck peut-elle guérir d’elle-même sans intervention ?

Malheureusement, cette pathologie ne connaît pas de guérison spontanée. Le tissu osseux du lunatum, une fois privé de son apport sanguin, ne possède pas les capacités de régénération nécessaires pour se restaurer seul. Sans prise en charge adaptée, la nécrose tend à progresser vers un effondrement de l’os et, à terme, une arthrose secondaire du poignet.

L’objectif des soins prodigués par le Dr Marc-Olivier Falcone est précisément d’intervenir pour stopper ce processus dégénératif. Un traitement précoce permet de stabiliser l’os et de préserver la fonction articulaire avant que les dommages ne deviennent irréversibles.

Existe-t-il une composante génétique ou héréditaire à cette nécrose ?

À ce jour, la génétique n’est pas considérée comme le facteur déclenchant principal de la maladie de Kienböck. Il s’agit avant tout d’une pathologie multifactorielle où les contraintes mécaniques et les particularités anatomiques jouent un rôle prédominant.

Toutefois, certaines prédispositions morphologiques, comme la variance ulnaire négative (un cubitus plus court que le radius), peuvent présenter un caractère familial. Si vous avez des antécédents de douleurs chroniques du poignet dans votre famille, une vigilance accrue est conseillée, mais la transmission directe de la maladie n’est pas démontrée.

Est-il possible de poursuivre une activité sportive après le diagnostic ?

La poursuite du sport dépend essentiellement du stade de la maladie défini par la classification de Lichtman et de la nature de votre discipline. Les sports sollicitant fortement le poignet, comme la gymnastique, le tennis ou les sports de combat, sont généralement déconseillés durant les phases de traitement actif ou en cas de fragmentation osseuse avancée.

Une fois le traitement stabilisé, une reprise progressive peut être envisagée. Le Dr Marc-Olivier Falcone et votre kinésithérapeute vous accompagneront pour évaluer les risques et adapter, si nécessaire, votre pratique afin de protéger votre articulation des impacts répétés.

La maladie de Kienböck peut-elle se manifester sur les deux poignets ?

Bien que cette affection soit majoritairement unilatérale et touche préférentiellement la main dominante, des formes bilatérales existent. Cette situation reste rare mais confirme l’importance d’une évaluation complète si vous ressentez des symptômes similaires du côté opposé.

Une atteinte des deux poignets nécessite une surveillance rigoureuse et souvent une recherche plus approfondie de facteurs systémiques, tels que des troubles de la microcirculation ou des facteurs métaboliques associés.

Quel est le délai habituel pour obtenir un diagnostic définitif ?

L’errance diagnostique est un problème fréquent pour cette pathologie, car les premiers signes sont souvent confondus avec une simple entorse. Le délai moyen peut ainsi varier de quelques mois à plusieurs années avant que la nécrose ne soit formellement identifiée.

C’est pourquoi une douleur dorsale du poignet persistant plus de trois semaines doit impérativement conduire à la réalisation d’une IRM. Cet examen est l’examen de référence pour détecter la maladie de Kienböck dès son premier stade, permettant d’envisager une prise en charge plus précoce.

Le traitement chirurgical est-il une étape douloureuse ?

Toute intervention chirurgicale génère un inconfort post-opératoire, qui est aujourd’hui pris en charge par des protocoles antalgiques adaptés. Paradoxalement, la chirurgie vise à supprimer la douleur mécanique chronique, souvent bien plus invalidante au quotidien que les suites de l’opération.

Il est essentiel de discuter avec le Dr Marc-Olivier Falcone des bénéfices attendus. L’objectif final est de retrouver un poignet fonctionnel et de mettre fin aux crises douloureuses liées à l’instabilité du carpe.

Quelle est la différence entre cette maladie et l’arthrose classique du poignet ?

La maladie de Kienböck est une nécrose avasculaire localisée à un seul os, le lunatum. L’arthrose, quant à elle, correspond à l’usure généralisée des cartilages de l’articulation.

Cependant, ces deux entités sont liées : si la maladie de Kienböck n’est pas traitée, l’effondrement du lunatum modifie les pressions dans le poignet et finit par provoquer une arthrose secondaire (stade IV de Lichtman). Le traitement précoce de la nécrose sert donc à prévenir l’apparition de cette usure globale.

Les traitements non chirurgicaux sont-ils réellement efficaces ?

Les traitements conservateurs, tels que l’immobilisation par attelle, peuvent être efficaces uniquement au stade I, lorsque l’os est encore intact. Ils visent à décharger le lunatum pour espérer une revascularisation naturelle.

Néanmoins, pour les stades plus avancés (II, III ou IV), ces mesures sont souvent insuffisantes pour stopper l’évolution mécanique. Une intervention chirurgicale devient alors nécessaire pour modifier les contraintes sur le poignet ou reconstruire l’articulation afin d’assurer un résultat fonctionnel durable.

Cet article a été rédigé par le Dr Marc-Olivier Falcone, chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie de la main et du membre supérieur, à titre informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Chaque situation est unique et nécessite un examen clinique. Dernière mise à jour : avril 2026.

Si vous souhaitez un avis spécialisé, le Dr Marc-Olivier Falcone vous accueille à son cabinet de Paris 15e (3 rue Pérignon) et à la Clinique Jouvenet (Paris 16e). RDV en ligne via Doctolib.

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